450 000 arbres plantés et 1 125 hectares de terres dégradées restaurés : porté par le leadership des femmes et des jeunes filles autochtones, le projet referme une étape déterminante pour la plaine de la Ruzizi, en République Démocratique du Congo.
L’Alliance Nationale pour l’Adaptation des Femmes Autochtones aux Changements Climatiques (ANAFAC) vient d’achever la phase décisive de son projet de restauration du paysage forestier de la plaine de la Ruzizi, en République Démocratique du Congo. Conçu et exécuté par l’ANAFAC, ce projet a été réalisé avec l’appui technique et financier de Climate Change Africa Opportunities (CCAO) et de la G20 Global Land Initiative.
Un paysage sous pression
La plaine de la Ruzizi fait face à une dégradation avancée de ses terres et de son couvert végétal. Ce phénomène est aggravé par la conjonction de plusieurs facteurs : la pression démographique, la coupe du bois de chauffe, le surpâturage et les effets du changement climatique.
Cette érosion progressive des ressources naturelles fragilise directement les moyens de subsistance des communautés locales, et en premier lieu ceux des femmes autochtones, dont les activités quotidiennes dépendent étroitement de la disponibilité du bois, de la fertilité des sols et de la productivité des terres.
Des résultats à l’échéance du projet
À l’échéance du projet, les résultats atteints traduisent l’ampleur de la mobilisation communautaire :
- 450 000 arbres plantés dans la plaine de la Ruzizi
- 1 125 hectares de terres dégradées restaurées
Résultats consolidés du projet de restauration du paysage forestier de la plaine de la Ruzizi.
La restauration a été conduite au moyen de trois catégories d’espèces, choisies pour leur complémentarité écologique et économique :
- Des espèces traditionnelles autochtones, adaptées aux conditions locales et porteuses de valeur culturelle pour les communautés.
- Des espèces fertilitaires, qui favorisent la régénération des sols et le retour de leur productivité agricole.
- Des arbres fruitiers générateurs de revenus, qui inscrivent la restauration dans une logique de bénéfices économiques durables pour les ménages.
Le leadership des femmes et des jeunes filles autochtones au cœur du dispositif
Le projet a été mis en œuvre selon une approche centrée sur le leadership des femmes et des jeunes filles autochtones. Celles-ci en ont été à la fois les bénéficiaires principales et les actrices de terrain : elles ont porté les activités de production de plants, de plantation et de suivi des sites restaurés.
Ce positionnement traduit une conviction que l’ANAFAC défend depuis sa création : les femmes autochtones, souvent les plus exposées aux effets du changement climatique, sont aussi les mieux placées pour conduire les réponses d’adaptation dans leurs territoires.
Des bénéfices écologiques, économiques et sociaux durables
Le projet a généré des bénéfices qui dépassent la seule dimension environnementale. Sur le plan écologique, la restauration du couvert végétal contribue à la reconstitution des sols et à la résilience du paysage. Sur le plan économique, les arbres fruitiers ouvrent des perspectives de revenus pour les ménages engagés. Sur le plan social, la démarche a renforcé la place des femmes et des jeunes filles autochtones dans la gouvernance des ressources naturelles de la plaine.
Un partenariat au service des paysages africains
L’appui technique et financier de Climate Change Africa Opportunities (CCAO) et de la G20 Global Land Initiative a permis de porter le projet à cette échelle. Ce partenariat illustre la manière dont un accompagnement ciblé peut démultiplier la capacité d’action d’une organisation communautaire enracinée dans son territoire.
La finalisation de cette phase décisive ouvre désormais la voie à la consolidation des acquis et à la pérennisation des sites restaurés de la plaine de la Ruzizi.