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Plateaux des Batéké : CCAO restaure 687 hectares de forêts et crée 100 emplois verts aux portes de Kinshasa


Plateaux des Batéké : CCAO restaure 687 hectares de forêts et crée 100 emplois verts aux portes de Kinshasa

Kinshasa, République démocratique du Congo — Aux portes de la capitale congolaise, dans la commune rurale de Maluku, le CCAO vient de boucler l’une des opérations de restauration forestière les plus significatives menées autour de Kinshasa : 687 hectares de forêts dégradées restaurés, 274 944 arbres plantés et 100 emplois verts permanents créés dans dix villages des plateaux des Batéké.

Un grenier vivrier menacé par sa propre croissance

Les plateaux des Batéké nourrissent Kinshasa. Les villages de Bu, Kikimi, Mbankana, Mongata, Mwe, Ngana, Nguma, Sualemputu, Menkao et Yuwo constituent un chapelet de communautés agroforestières dont dépend une part importante de l’approvisionnement de la mégapole, principalement en manioc et en charbon de bois.

Mais cette vocation nourricière s’est retournée contre le territoire. Sous l’effet d’une croissance démographique rapide, l’agriculture à petite échelle en est venue à surexploiter les forêts et les ressources naturelles dont elle dépend elle-même. Les conséquences sont déjà visibles : dégradation des sols, baisse de la productivité agricole, glissements de terrain et de boue, diminution de la qualité et de la production d’eau potable.

À cela s’ajoutent la réduction du couvert végétal, l’altération de la végétation de sous-bois, la destruction des forêts, les feux d’origine humaine et le compactage des sols par le pâturage du bétail — autant de facteurs qui accroissent considérablement le risque d’érosion sur l’ensemble des plateaux.

La réponse du CCAO : restaurer et ancrer

Face à ce constat, le CCAO a conçu et mis en œuvre un projet articulé autour de deux objectifs indissociables.

Le premier est écologique : restaurer les zones forestières dégradées des dix villages ciblés par la plantation d’essences fertilitaires, d’essences forestières traditionnelles et d’arbres fruitiers, afin de transformer ces terres épuisées en unités de production résilientes.

Le second est institutionnel et social : ancrer durablement cette restauration dans les communautés par la création de 100 emplois verts permanents, en ciblant prioritairement les jeunes filles et les femmes autochtones, dont les conditions socioéconomiques sont ainsi durablement améliorées.

Ce que le CCAO a réalisé sur le terrain

100 jeunes et femmes autochtones formés et installés. Le CCAO a identifié et sélectionné 100 jeunes et femmes autochtones aux postes de pépiniéristes et de moniteurs forestiers dans les dix villages. Tous ont bénéficié d’un renforcement de capacités portant sur les techniques de réhabilitation des écosystèmes dégradés, la gestion des pépinières, la gestion rationnelle et durable des ressources, ainsi que le suivi et le monitoring forestier des paysages dégradés.

Dix pépinières villageoises créées et aménagées. Une pépinière par village, pour une capacité de production de 300 000 plantules. Ces infrastructures constituent le socle technique du projet et restent entre les mains des communautés.

687 hectares restaurés, 274 944 arbres plantés. La restauration a été conduite par les populations locales elles-mêmes — en particulier les jeunes et les femmes, petits producteurs agricoles. Les essences fertilitaires, forestières traditionnelles et fruitières plantées renforcent dans la durée les services écosystémiques du paysage : stockage du CO₂, filtration de l’eau, rétention des sols et, in fine, bien-être des populations.

Un modèle reproductible

En confiant la production des plants, la plantation et le suivi forestier aux communautés elles-mêmes, le CCAO a fait le choix d’un modèle où la forêt restaurée devient un actif économique local plutôt qu’une contrainte extérieure. C’est cette combinaison — restauration écologique et emploi vert permanent — qui donne au projet des plateaux des Batéké sa valeur démonstrative pour l’ensemble des ceintures périurbaines dégradées de la République démocratique du Congo.

Villages concernés : Bukimi, Mbankana, Mongata, Mwe, Ngana, Nguma, Sualemputu, Menkao et Yuwo (commune rurale de Maluku, Kinshasa).

Projet conçu et réalisé par le CCAO.

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